Bienvenu, cher(e) lecteur

Bienvenu, cher(e) lecteur
Comme beaucoup de monde avant moi, je suis fascinée par les livres de Pierre Bottero et j'ai été en manque dès la fin de ma première lecture du Pacte des Marchombres. Pour combler cette soif, rien de mieux que d'écrire une FanFiction !
Mon histoire commence après que les sentinelles aient pactisé avec les Ts'Liches.
Nowilam Ril Cyan va voir sa vie suivre un fort bouleversement...


Hommage à Pierre Bottero... Que les Spires l'accompagnent..

# Posté le mardi 27 janvier 2009 14:33

Modifié le jeudi 12 novembre 2009 07:38

Chapitre 1

Chapitre 1
Voici le chapitre 1.. en espérant qu'il vous plaira x)

Fluidité des mots coulant sur le papier
Comme l'intensité des actions qui s'enchainent
Harmonie

(poème de moi xP)

Chapitre 1


L'auberge du « Siffleur à la menthe » était réputée dans tout Al-Far pour sa spécialité de ragoût de siffleur agrémenté de délicates feuilles de menthe poivrée. Comme à son accoutumée, par un soir glacial du dur mois de Janvier, elle était bondée ; De tous les recoins de la grande salle irradiait une once de lumière bienveillante. Le tenancier, un homme grand et robuste, de haute stature, autrefois guerrier réputé, se nommait Andil Cil'Willan. Il conversait avec trois marchands richement vêtus affublés de longues capes rouges. Son épouse, Marwina Cil'Willan, était mince et belle. De tous ses gestes irradiait grâce et fluidité, lui permettant de se mouvoir avec aisance à travers les multiples tables pour apporter leur commande à ses clients. L'époque n'était pourtant pas aux réjouissances, les sentinelles avaient trahi et pactisé avec les Ts'liches, entités maléfiques. Néanmoins, dans ce quartier mal famé d'Al-Far, les habitants noyaient leurs soucis dans l'alcool et ne songeaient pas à l'avenir, considérant que « ce n'était pas leur problème ». Ils se savaient parfaitement inutiles dans la guerre contre les Raïs et préféraient laisser l'empereur se charger de la situation. Dans un recoin obscur de l'auberge, une jeune fille observait la lune à travers une étroite fenêtre empoussiérée. Elle se nommait Nowilam Ril' Cyan. C'était la fille adoptive des tenanciers, qui l'avaient recueillie bien des années auparavant. Ses parents, Ellenda et Rowind Ril'Cyan étaient morts à son plus jeune age, tués par une bande de malfrats sévissant sur la route ralliant Al-Jeit à Al-Far. Les brigands l'avait enlevée pour la vendre en tant qu'esclave, ou, du moins, leurs scrupules les avaient empêché de la tuer. Mais leur route avait croisé celle d'Andil qui accompagnait à l'époque une caravane d'itinérants escortées par des Thüls .Ceux-ci, après avoir proprement éventré les assassins, découvrirent Nowilam ensevelie dans un monticule de pièce de tissus. Ils la confièrent à Andil, qui apitoyé, l'adopta. Sur les vêtements de la fillette était brodé son nom, qu'elle voulut des années plus tard connaître et qu'elle adopta définitivement. Douze années s'étaient écoulées, elle avait grandi et changé. Fine et musclée , ses yeux verts profonds trahissant une maturité supérieure à la moyenne, elle était jolie. Ses longs cheveux blonds qu'elle aimait laisser relachés encadraient un visage fin aux traits harmonieux. Lorsqu'elle apprit les circonstances de la disparition de ses parents vers l'age de six ans, elle fut animée d'une froide détermination. Il lui fallait apprendre à combattre. Pour apprendre à tuer. Et se venger. Venger ses parents. Tandis que ses parents essayaient par tous les moyens imaginables d'en faire une épouse convenable et disciplinée, Nowilam, essuyant plusieurs refus à l'égard de ses parents en leur demandant un poignard, effectua d'innombrables petits travaux payés une misère pour acquérir ce dont elle avait besoin. Un poignard idéal, long d'une vingtaine de centimètres, léger et équilibré, aussi pratique au lancer qu 'au corps à corps. Elle s'imposait un entraînement draconien ; passant la journée à l'extérieur, elle enchaînait lancer de couteaux, escalade, différents exercices de souplesse et n'hésitait pas à se jeter dans une bagarre la confrontant à des jeunes parfois deux fois plus nombreux qu'elle. Son entraînement avait porté ses fruits ; elle était désormais capable de se défaire d'un groupe d'ivrogne à la sortie d'une taverne sans trop de difficultés. Ce dont la jeune fille ne se privait pas, d'ailleurs, car elle éprouvait une immense satisfaction en voyant ses ennemis ébahis devant son agilité au combat.

Une dizaine de clients pénètra dans l'auberge. Ils étaient vêtus de souples vêtements de cuir sombre, et un sabre élimé dépassait de leurs épaules. Ils se mouvaient avec une étonnante fluidité, leur démarche était souple et silencieuse, captivante. Toutefois, Nowilam releva dans leur expression une touche de mépris et de condescendance, ce qui l'amena à une importante conclusion ; ces hommes n'étaient pas là pour boire un verre.
Ils s'approchèrent d''Andil et l'un d'eux, dans un geste souple et puissant, le plaqua contre le mur en le tenant par le col.
-Donne nous les pierres, et tout se passera bien, exposa t-il d'une voie posée.
-Jamais ! Tonna l'aubergiste. Plutôt mourir que vous donner les sphères graphes, sales chiens de mercenaires du Chaos !
Une silence de mort s'abattit dans la salle. Le mercenaire contempla Andil d'un ai navré. Puis, dans un chuintement feutré, il dégaina son sabre à la lame recourbée et transperça l'aubergiste dans le plexus solaire. Marwina poussa un hurlement terrifié. Le mercenaire dégagea tranquillement sa la lame du corps du malheureux tenancier, qui s'effondra dans un dernier râle. Puis, soudain, le sifflement d'une flèche fendit l'air et le mercenaire s'effondra, surpris, une flèche en travers de la gorge.

Nowilam sortit de l'ombre, arc bandé et flèche encochée.


A suivre...

# Posté le mercredi 28 janvier 2009 06:59

Modifié le dimanche 12 juillet 2009 06:38

...

...
" un voleur débutant passe par la porte,
un voleur maître passe par la fenêtre,
un voleur rusé passe par la cheminée,
un Marchombre passe..."



# Posté le mercredi 28 janvier 2009 07:08

Modifié le jeudi 28 mai 2009 11:09

Chapitre 2

Chapitre 2
Voila le chapitre 2, un peu court, je sais..


Chapitre 2

Les neufs mercenaires du Chaos restèrent abasourdis.
Une fraction de seconde.
Seulement.
Ce qui suffit largement à Nowilam pour décocher sa nouvelle flèche, qui se ficha profondément dans l'½il du mercenaire le plus proche.
« Et de deux » pensa la jeune fille juste avant de plonger sous une table pour éviter le poignard qui fusait vers elle. Huit mercenaires dégainèrent leur sable d'un même mouvement fluide, une haine implacable jaillissant de leurs yeux, telle une foudre maléfique.

Elle avait tué Ganghis et Outil. Une simple gamine avait tué deux membres de leur cohorte d'élite. Cette fille avait terni l'image des mercenaires à jamais. Ils allaient la tuer. Lentement.
En savourant sa souffrance comme les clients avaient auparavant savouré le ragoût de siffleur que leur avait servi l'aubergiste.

Sous la table, Nowilam effectua un roulé-boulé et se jeta à l'autre extrémité de la salle. Elle savait qu'elle n'avait aucune chance, strictement aucune, de remporter une victoire au corps à corps contre l'un de ces guerriers.
Les clients de la taverne, suite à un accord tacite et silencieux, s'étaient enfin remis de leurs émotions et déclenchèrent une cohue générale. Les trois quart de la foule se ruèrent hors de l'auberge, tandis que le quart restant (famille ou amis proches d'Andil) se jetait sur les mercenaires du Chaos. Un horrible et sanglant carnage s'ensuivit alors, dans lequel Nowilam ne put décocher aucune flèche, de peur de toucher ses alliés. Chaque coup que portaient les mercenaires touchait sa cible, et il ne resta bientôt qu'une poignée d'homme pour tenir tête à leurs ennemis. Alors que l'un d'entre eux s'effondrait dans un horrible gargouillement, un client, à qui la bataille semblait avoir déclenché en lui un pouvoir berserk, se saisit d'une torche enflammée et la jeta sur un mercenaire. Celui-ci l'esquiva en se jetant au sol, et la torche, continuant sa trajectoire, percuta une des poutres en bois qui soutenait le toit. La poutre prit feu, et le toit de l'auberge s'effondra.

# Posté le jeudi 29 janvier 2009 14:50

Modifié le jeudi 09 juillet 2009 11:54

Retard pour le chapitre 3..

Je n'ai pas vraiment le temps d'écrire mon chapitre 3 en ce moment, il risque de tarder à arriver=)

(peut être une semaine ou deux, rien de plus... enfin, quoi, c'est pas beaucoup non? c'est que, je suis à la bourre en ce moment moi! Ben oui, un champ de moustiques a ravagé mon champ de fraises, et puis..

Excusez moi pour cet immense retard de trois mois environ; je n'avais plus le temps ni l'envie d'écrire... Encore désolée de ne pas avoir répondu aux messages et commentaires...Je m'y remets! x)

# Posté le mardi 03 février 2009 12:01

Modifié le jeudi 28 mai 2009 14:46

Chapitre 3

Chapitre 3
Après plus de trois mois de retard, le voici enfin...

Chapitre 3

A l'instant même où le toit de l'auberge s'effondrait en un craquement sinistre, Nowilam se jeta par la fenêtre en ignorant ostensiblement la douleur qui irradiait son corps alors que les premiers éclats de verre entaillaient sa peau. La tunique ensanglantée, elle se fraya difficilement un chemin parmi l'attroupement de badauds horrifiés qui s'était agglutinés devant la taverne. Des cris inhumains s'élevaient dans la nuit noire, reflets d'une indicible souffrance. Les Mercenaires du Chaos étaient en train de brûler vifs. Les relents de fumée commençaient à se faire sentir, accompagnés par l'éc½urante odeur de la chair calcinée des assassins. La taverne étant intégralement bâtie en bois, le feu avait rapidement gagné la cave dans laquelle plusieurs barils de vin étaient abrités. L'alcool aidant, l'incendie avait prit une ampleur considérable. Nowilam croisa plusieurs gardes d'Al-Far qui, alertés par par la fumée, se précipitaient vers le brasier. La jeune fille courut sans s'arrêter un long moment.
Les autochtones s'écartaient d'un ai étonné sur son passage; rien ne semblait pouvoir stopper sa course effrénée. Lorsque la jeune fille estima que la distance la séparant de l'auberge était assez étendue, elle se stoppa et tenta frénétiquement de récupérer son souffle. Pliée en deux, elle s'assit dans l'angle obscur d'une ruelle.
Il lui fallait analyser la situation.
Auberge détruite. Marwina et Andil morts.
Un poignard, cinq étoiles de jet, un carquois, un arc, et vingt flèches.
Marwina et Andil morts. Non! Ne pas se laisser emporter par le désespoir, il fallait qu'elle soit forte, qu'elle...
Nowilam baissa la tête et éclata en sanglot.
Plusieurs heures plus tard, le jeune fille s'éveilla après un sommeil lourd et sans rêves. Elle se sentait vidée, inapte à réfléchir, à prendre une quelconque décision. Prostrée sur le sol,les genoux ramenés contre la poitrine, Nowilam tenta d'imaginer ce que serait la vie dans la rue. Elle pourrait vivre de vols ou de charité, comme tous les gamins pauvres ou orphelins d'Al-Far. C'était la dure réalité de cette ville, on ne pouvait survivre pacifiquement si l'on ne possédait rien. Elle devrait changer de nom, les nobles étant très mal vus dans les quartiers mal famés, et se montrer sans pitié envers ses agresseurs. Il ne lui restait qu'à trouver une bande d'enfants errants, et elle se joindrait à eux pour survivre. Nowilam se releva avec précaution, grimaçant sous les multiples ecchymoses et contusions qui couvraient son corps. Sa tunique était déchirée en plusieurs endroits et présentait de nombreuses taches écarlates. Le visage couvert de cendres et de poussières, les cheveux ternes et emmêles, elle avait tous les caractéristiques d'un gamin des rues inoffensif. Chargeant son arc et son carquois sur son dos, la jeune fille s'éloigna de la sinistre ruelle dans laquelle elle s'était réfugiée et inspecta les alentours; dans le vainc espoir de découvrir un indice lui indiquant la direction à prendre. Mais quelle direction? Elle n'avait plus aucun but. Plus de famille. Plus rien. Serrant les poings de douleur, Nowilam s'avança d'un pas décidé vers le marché au centre d'Al-Far, meilleur endroit pour dénicher une bande à laquelle se joindre. Toujours aller de l'avant. Toujours.
Elle déboucha bientôt sur l'emplacement du commerce, et, malgré l'heure matinale, une grande activité y régnait déjà. Les marchands s'activaient, déplaçaient des caisses, servaient leurs premiers clients et s'époumonaient à annoncer leurs réductions à qui voulait l'entendre. Nowilam n'eut aucun mal à repérer une bande de jeunes voleurs, qui se faufilaient discrètement entre les passants en glissant parfois une main dans leurs sac et en y ressortant bijoux ou autres objets de valeur. Nowilam s'approcha d'un jeune garçon qu'elle venait de voir subtiliser une chaîne en or et lui tapota l'épaule. L'enfant sursauta d'un air horrifié, avec l'air du voleur prit en faute.
- Me touche pas! Me touche pas! S'exclama t-il, nerveux.
- Arrête de crier. Je t'ai vu voler cette chaîne, moi aussi, je peux t'aider.
L'enfant la contempla d'un oeil suspicieux.
- Nous ne prenons pas de filles dans la bande.
-Non?
-Non.
Nowilam l'empoigna par le col, bien décidée à s'affirmer.
- Comment t'apelles tu?
- El...Elin..., bafouilla l'enfant, terrorisé.
- Ecoute moi bien, Elin, tu vas m'amener auprès de ton chef. Maintenant.
- Je...
- Tu as compris ou tu veux que je répète?
-Non, non... Suis moi...
Le regard fuyant, l'enfant se dégagea de l'emprise de la jeune fille s'immisça dans la foule bruyante. Il espérait être séparé d'elle par la cohue mais constata avec dépit qu'elle le suivait de près. Elin finit par sortir du quatier du marché et il conduisit Nowilam à travers d'innombrables venelles sombres où une ambiance glauque et morbide semblait dominer l'atmosphère. L'enfant s'arrêta enfin devant une batisse délabrée et poussièreuse, et il poussa avec précaution le battant de la lourde porte d'entrée. Une chaleur étouffante régnait à l'intérieur, ainsi qu'une odeur putride de rat en décomposition. Elin poursuivit sa route et guida Nowilam à l'étage, où il pénétra dans ce qui semblait être une salle de séjour. L'obscurité d'abord omniprésente régnant dans la maison se retrouvait renforcée par l'absence de fenêtres dans cette pièce d'où l'on ne pouvait distinguer le fond, hormis des formes au contour flou et imprécis. Une voix doucereuse aux sonorités profondes s'éleva alors, incitant Elin à s'approcher.
- Elin, mon petit, que fais tu là? Ou sont tes petits camarades? Ne vous avais-je pas recommandé de ne pas venir avant d'amasser une somme considérable?
Etrangement, le son de cette voix semblait terroriser l'enfant, qui en perdait tous ces moyens.
- Maî...Maîtresse, cette fille veut... rejoindre la... la bande...
- Une fille, dis tu? Voyons voir ça.
Une flamme apparut et éclaira faiblement la pièce. Une femme tenait la bougie dans sa main droite.
Elle était jeune, belle, et couverte de bijoux. Mais ce qui la rendait répugnante, repoussante au point d'avoir envie de fuir à toutes jambes était son regard; avide, vorace, cupide, insatiable.
- Tu es bien téméraire de vouloir te joindre à nous, jeune fille. Seulement...J'ai horreur des femelles.
Un éclair argenté fendit l'air, et Nowilam, par un prodigieux réflexe, se jeta au sol pour éviter l'étoile de jet qui fusait sur elle. Le coeur battant, elle saisit son poignard, prête à défendre chèrement sa vie.
- Tu n'es pas si stupide, c'est bien. Je vais te laisser un chance, mais écoutes moi bien. Chaque objet que tu arriveras à récolter me reviendra, tu devras aussitôt me le remettre.En échange, je te promets le gite et le couvert. Est-ce clair?
- Limpide, répondit Nowilam, impassible.
- A la moindre incartade, je te tue, déclara l'horrible femme en léchant la lame de son poignard avec volupté.
Nowilam tourna les talons et sortit de la pièce. Combien de temps devrait-elle vivre ainsi?

A suivre...
J'espère que ce chapitre vous a plu x)
Si vous désirez être prévenus de l'arrivée des chapitres, laissez un commentaire ou un message me l'indiquant...

# Posté le jeudi 28 mai 2009 12:35

Modifié le jeudi 16 juillet 2009 15:00

Chapitre 4

Chapitre 4
Chapitre 4

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Le c½ur battant, Nowilam se tapit dans l'ombre de la ruelle, laissant son corps se fondre dans le décor glauque qui l'occupait.

Son premier essai, pourtant assez prémédité et bien calculé avait lamentablement échoué. Sa première victime avait été une femme d'âge moyen, apparemment aisée, qui marchandait d'une voix tonitruante sur la place des commerces avec de tout aussi bruyants commerçants.La jeune fille n'avait pas réellement eu le choix, si elle voulait survivre pour le moment, il lui fallait obéir à l'abominable furie qui gérait la bande d'enfants voleurs dont elle faisait dorénavant partie. Elle s'était donc glissée vers sa proie, mimant le geste de saisir une statuette de pierre sur l'étalage afin de l'observer plus précisément et avait insinué une main dans le sac de sa victime d'où elle ressortit un collier de perle d'apparence assez couteuse. L'enfouissant dans une des poches de sa tunique, elle s'apprêtait à s'enfuir discrètement lorsque un groupe de jeunes, probablement un clan de voleurs concurrents, aperçurent son geste et la prirent en chasse. Elle les avait ensuite entraînés dans le dédale de ruelles obscures et mal famées qui faisait la réputation d'Al-Far, et poursuivait toujours sa course lorsqu'elle atteint ce qui semblait être un cul de sac.

Les bruit des pas de ses poursuivants semblait se rapprocher ; il lui fallait impérativement trouver une solution pour éviter une certaine confrontation avec cette bande comprenant une douzaine d'individus, plus âgés et musclés qu'elle.
De plus, elle n'avait aucune envie de se battre contre des gens qui ne faisaient qu'essayer de survivre à la misère d'Al-far. Probablement ce qu'elle serait devenu beaucoup plus tôt si on ne l'avait pas adoptée...
L'issue de ce combat serait probablement une cuisante défaite à son égard.
Elle contempla donc désespérément les murs lisses et implacables qui l'entouraient, cherchant une prise, un indice, qui lui permettrait d'échapper à cette situation. Malheureusement, les pas se firent de plus en plus proche et ses premiers poursuivants apparurent enfin au détour d'une ruelle. La bande se rassembla bientôt au complet et contempla Nowilam d'un air hargneux.

- "Cette femme était notre proie! déclara ce qui semblait être le leader du groupe d'un ton agressif. Pour qui te prends tu? Notre bande a la priorité sur la place du marché! C'était écrit dans le pacte que nous avions signé avec votre clan!
Nowilam ne répondit pas et observa d'un ½il critique ses adversaires. Sales, vêtus de vêtements pour certains en lambeaux et couverts de poussière, ils ne semblaient pas très dangereux. Mais il lui fallait prendre en compte leur expérience dans les combats de rue...
Devant le manque de réaction de la jeune fille, son interlocuteur s'approcha d'elle, prêt à frapper.

- Calme toi, Eraë, ordonna d'une voix posée un autre adolescent en empoignant fermement l'épaule du premier pour le retenir. Cette fille est nouvelle, regarde. Elle est en pleine forme et a des vêtements neufs, de plus tu as remarqué son manque de discrétion lors du vol. Ce doit être une récente orpheline, probablement noble. Elle ne doit pas être au courant pour le pacte.
-Je n'en ai rien à faire! Tonitrua le dénommé Eraë. Ils n'ont qu'à informer leurs nouveaux membres! Rappelle toi les règles et conséquences que nous avions établies! Elle doit mourir!
-Je n'avais pas l'intention de violer le pacte que tu énonces, déclara Nowilam d'une voix qu'elle espérait posée, Je ne savais pas que les territoires étaient démarqués.
Eraë, d'abord surprit de la voir parler, s'attendit à ce qu'elle en dise plus mais fit face à un long silence. Les légers embruns caractéristiques du crépuscule d'Al-Far commençaient à se faire sentir, remarqua t-il. Se secouant la tête pour remettre ses idées en place, il décocha une ½illade interrogatrice de côté de Tameï, son ami et conseillé, qui l'avait toujours aidé à diriger la bande. Fixé par son regard qui signifiait clairement un "fais comme tu veux" blasé, le jeune homme fit un nouveau pas en direction de Nowilam et décocha un poignard qu'il gardait toujours pendu à sa ceinture.

-Bon, eh bien... Tu vas devoir mourir. Tes supérieurs réfléchiront mieux en recrutant de nouvelles têtes.
A cette phrase, toute la bande y comprit Tameï dégaina un long poignard, identique, à la lame étrangement noire. En regardant plus attentivement, Nowilam en déduit que c'était du sang séché.
Des amateurs. S'ils n'essuyaient pas leurs lames, elles ne trancheraient plus. Nowilam était maintenant quasiment sûre de pouvoir fuir sans se blesser. Soudainement allègre, elle se permit une petite pique envers le chef de bande.
- Mourir? Désolée, mes journées sont très chargées et je n'ai pas de temps à vous consacrer. Si vous voulez, je peux vous donner un rendez vous?
Avec un grognement de rage poussé à l'unisson, ses adversaires fondirent sur elle, espérant lui faire ravaler son arrogance. La jeune fille attendit qu'ils soient proches d'elle, puis elle esquiva du mieux qu'elle put les lames grossières qui fusaient vers elle. Donnant un coup de coude au visage d'un de ses agresseurs, elle l'écarta de son chemin et se fraya un passage jusqu'à la sortie de la ruelle. Lorsqu'elle passa devant Tameï, celui ci lui décocha un atémi dans le plexus solaire qui lui coupa le souffle. A moitié effondrée, elle se força à courir malgré la douleur et avança jusqu'à croiser une charrette sur laquelle un petit homme chantonnait d'un air bien heureux. Elle sauta lourdement sur la place des passagers et demanda, à bout de souffle.

-S'il vous plaît! Pouvez-vous m'amener devant l'auberge du feu rougeoyant? Je dois y retrouver mon frère!
Nowilam avait volontairement cité un endroit très fréquenté, espérant que ses poursuivants renonceraient à la suivre. Les observant du coin de l'½il, elle remarqua en effet qu'ils rebroussaient chemin, rengainant leurs poignards.
- Mais bien sûr ma petite! Sais tu que je reviens de la place du marché, et qu'une très gentille personne vient de m'acheter à un prix extraordinaire tout mon stock de babioles?
- C'est formidable, conclut la jeune fille tout en observant la rue derrière la charrette, de peur que la fuite de ses assaillants ne soit en fait une feinte dissimulée.
- Elle disait avoir perdu son collier, et a fouillé tout mon étalage en croyant l'y avoir fait tomber. Elle semblait assez excentrique.
- Si vous le dites, répondit Nowilam d'un air prudent.
- Quel âge à tu, jeune fille?
- Bientôt quatorze.
- Tu diras à tes parents de te préparer une bonne boisson chaude, tu ne me paraît pas en pleine forme! Déclara l'homme, ne se départant pas de son ton joyeux. Voilà, nous sommes arrivés. Veux tu que je te paye un verre? Je suis riche, maintenant!
- Je vous remercie, je dois aller retrouver mon frère...
- Ce n'est rien , voyons! Bonne soirée!
Sur ce, le petit homme euphorique attendit que Nowilam soit descendue et remit ses deux chevaux de trait en marche, continuant de chantonner allègrement.
La jeune fille se retrouva seule dans la rue bondée, devant l'enseigne de l'auberge du "feu rougeoyant".
Elle se tourna d'un pas décidé vers une bijouterie, afin de revendre le collier qu'elle avait subtilisé. Néanmoins, elle ressentait une immense frustration. Elle était faible, obligée de fuir devant une bande de voleurs qui n'aurait posé aucune problème à une guerrière digne de ce nom. Elle pensa tristement qu'il lui faudrait beaucoup plus de force si elle voulait un jour sortir du cercle vicieux d'Al-Far, où beaucoup restaient murés toute leur vie...


(Si vous voyiez des fautes de français, pourriez vous me les signaler? je ne vois pas tout en me relisant...merci d'avance.^^)

# Posté le vendredi 03 juillet 2009 15:49

Modifié le vendredi 09 octobre 2009 11:22